Le projet de réhabilitation de la crypte d’une église par un promoteur fait polémique !

Dans le cadre de « Dessine-moi Toulouse », un concours lancé par la Métropole, le promoteur Icade prévoit de réhabiliter la crypte de Saint-Aubin. Son projet ne fait pas consensus.

« Jean-Luc Moudenc fait revenir les marchands du temple ». Candidat aux élections municipales à Toulouse, sous l’étiquette du Rassemblement NationalQuentin Lamotte demande un référendum local sur le devenir de la crypte de Saint-Aubin. Ce lieu avait fait l’objet d’un concours lancé par la Métropole dans le cadre de « Dessine-moi Toulouse ». Un concours remporté par Icade Promotion avec son projet « Light House ».

Un espace dédié à la création et à la vie de quartier

Le promoteur prévoit de réhabiliter cette crypte de 1800 m2 et d’en faire un espace dédié à la création, au numérique et à la vie de quartier d’ici 2022.

Restaurée en 1952, grâce à l’aide financière des paroissiens, la crypte de Saint-Aubin permettait par le passé d’accueillir diverses activités : associations caritatives, catéchisme, scoutisme, réunions paroissiales…

Depuis le début des années 2000, elle était fermée au public pour des raisons de sécurité

« Et demain que proposera-t-il ? La construction d’un fast-food dans la nef ? »

Le candidat Quentin Lamotte entend stopper aujourd’hui les avancées d’un projet qu’il juge « mercantile » :

Ce projet, en désacralisant la crypte, nie le caractère religieux et sacré de l’église Saint-Aubin et soumet un lieu de culte à l’idéologie du tout marchand et du tout économique. Aujourd’hui M. Moudenc veut transformer la crypte en cité des start-up et demain que proposera-t-il ? La construction d’un fast-food dans la nef ?

Une pétition est en ligne

L’homme politique rappelle que le site est lié au catholicisme depuis 1262. La crypte a « toujours été dédiée au culte sauf durant l’Occupation allemande ou elle a été transformée en dépôt d’armes et en hôpital », souligne Quentin Lamotte. Le candidat du Rassemblement National n’est pas le seul à s’opposer au projet. Une pétition pour « Sauver l’église Saint-Aubin », actuellement en ligne, évoque une pression de la part du promoteur pour désacraliser l’endroit :

Alors que la municipalité s’était engagée à achever les travaux de mise en sécurité du lieu entrepris ces dernières années pour permettre aux paroissiens de réintégrer les lieux, le promoteur Icade soumet l’archevêché à une pression médiatique considérable depuis plusieurs mois dans le seul but d’obtenir la désacralisation de l’église pour y créer un projet commercial nommé Light House.

Une loi protectrice

La loi de 1905 a attribué aux communes la propriété des églises paroissiales alors existantes, à charge pour elles de les entretenir. Contacté par Actu Toulouse, l’abbé Simon d’Artigue, curé de la paroisse Saint-Aubin, tient à rassurer ses paroissiens. Il rappelle le statut juridique de ce bâtiment. L’affectation au culte est « gratuite, permanente et perpétuelle ». Selon le prêtre toulousain, l’archevêque de Toulouse, Monseigneur Robert Le Gall, n’a pas l’intention d’abandonner cette affectation au culte, ne voulant pas faire de Saint-Aubin un précédent en France. 

Une question juridique

Dans cette affaire, l’Église craint un précédent : la crypte aujourd’hui, pourquoi pas l’église demain. Le sujet aurait d’ailleurs été abordé lors de l’assemblée plénière d’automne de la Conférence des évêques de France, réunie à Lourdes.

« L’archevêque de Toulouse est à la recherche d’une solution », confie Jean-Luc Moudenc. Ce dernier souhaite que le diocèse fasse connaître ses besoins, les concrétise dans l’espace. L’affectation au culte pourrait ainsi être reformulée si nécessaire, dans l’espace jugé nécessaire par la paroisse. « Le débat est de savoir si l’on peut circonscrire ».

Le risque ? Un statu quo

Mais si, in fine, la position ecclésiale consistait à maintenir l’affectation au culte sur les 1 800 m2 de crypte, le projet serait caduc. Le maire de Toulouse en est conscient :

À ce moment là, effectivement, cela empêche la réalisation du projet. Mais ce serait d’une inutilité totale, car la paroisse n’utilise pas la crypte. On aura un statu quo. L’Église ne gagnera rien à cela, si ce n’est une image de fermeture.

Outre la crainte d’un précédent pour l’Église, demeure une question juridique. L’investisseur, à savoir le promoteur Icade, doit avoir des garanties (des droits réels) pour obtenir le financement nécessaire au projet. Un cabinet notarial est en train de travailler sur le sujet.

« Un climat constructif »

Laurent Nicolas, directeur régional pour Icade Promotion, confirme à Actu Toulouse l’avancée du projet :

Nous sommes dans une dynamique pour faire avancer le projet. Il y évidemment comme dans tout projet des points de calage à faire avec le diocèse et avec la ville. Le dernier rendez-vous que nous avons pu avoir avec les paroissiens et le curé s’est déroulé dans un climat constructif. Nous avons répondu aux interrogations des paroissiens. Nous avons montré ce que pouvait apporter ce projet à la paroisse mais aussi au quartier dans son ensemble, pour les associations, pour l’école…   

La question doit encore être tranchée

En revanche, Laurent Nicolas confirme l’analyse du maire de Toulouse concernant l’affectation de la crypte :

C’est en effet une question dans le montage juridique. Il faudra trouver le modèle le plus adapté pour que chacun y trouve son compte. Aujourd’hui, dans le modèle économique, la question de la désaffectation de la crypte doit être tranchée. La désaffectation doit être effective pour permettre une activité autre que celle qui était prévue initialement dans la crypte. Bien évidemment, l’église n’est pas concernée.

La mairie restera propriétaire de la crypte, sous la forme d’un bail emphytéotique signé avec le promoteur Icade. Mais demeure encore une question : que se passera-t-il à la fin du bail emphytéotique ?

Lire l’intégralité de l’article rédigé par Hugues-Olivier Dumez sur Actu Toulouse.

L’église Saint-Aubin bientôt transformée en cité des starts up ? Pour Quentin Lamotte, c’est non !

Le dimanche 10 novembre dernier au matin, Quentin Lamotte, candidat du Rassemblement National aux élections municipales des 15 et 22 mars 2020, était présent devant l’église Saint-Aubin de Toulouse, accompagné par les militants du Rassemblement National, afin d’alerter les Toulousains sur le projet de M. Moudenc, qui prévoit de transformer sa crypte religieuse en future cité des starts up. Pour nous, c’est NON !

Découvrez le tract du Rassemblement Toulousain, en cliquant ici !

Transports, Sécurité et Urbanisme : Quentin Lamotte dévoile ses premières propositions

Sa liste s’appellera « Rassemblement toulousain »Quentin Lamotte, le jeune candidat du Rassemblement national (RN) à Toulouse, a planté les jalons de sa campagne, mardi 15 octobre 2019. Il constituera « une liste d’ouverture soutenue par le Rassemblement national, mais aussi La droite populaire de Thierry Mariani ».

Alors qu’il s’apprête à adresser aux Toulousains un questionnaire pour « qu’ils fassent remonter leurs doléances » (lire l’encadré ci-dessous), le candidat de 31 ans égraine aussi ses premières « priorités » pour Toulouse. Des priorités qui tournent autour de trois axes : sécuritéurbanisme et transport.

« Déclarer la guerre au crime »

En première ligne figure donc la sécurité. Estimant que « le bilan du maire sortant est catastrophique » et que « la criminalité explose à Toulouse au point qu’on surnomme la ville rose « La petite Marseille » », Quentin Lamotte promet de « mettre en place une réelle politique de tolérance zéro ». Sans s’avancer encore sur le terrain des idées, il assène :

Dans les municipalités gérées par le RN, la délinquance et les incivilités ont diminué de 50% depuis 2014. La problématique à Toulouse n’est pas tant le manque de moyens que l’absence de volonté du maire sortant de déclarer la guerre au crime dans notre ville.

Vers la « démétropolisation » de Toulouse ?

Face à la pression démographique qui pèse sur la ville de Toulouse, qui accueille 7 000 nouveaux habitants par an, Quentin Lamotte appelle à « mettre fin au modèle de la « ville monde » », incarné par « la mondialisation ». Il appuie :

À l’heure du retour des nations, le modèle de la métropole mondialisée deviendra obsolète dans les prochaines années. Il faut mettre en place une réelle politique de « démétropolisation » pour en finir avec cette nouvelle forme d’exode rural, qui oblige certains de nos compatriotes à venir à Toulouse pour trouver un emploi ou un bon niveau de services publics.

Sans formuler pour l’heure de proposition concrète afin d’y remédier, Quentin Lamotte considère en effet que l’attractivité de Toulouse « créée un déséquilibre » avec les zones rurales autour, et qu’il est important « d’offrir à chacun la possibilité de vivre correctement là où il est, sans qu’il ait le besoin de venir ici ».

Dans la même veine, il appelle à « conserver l’esprit de Toulouse, qui est celui d’une ville horizontale » et jauge que « les projets de densification et de « verticalité » portés par le maire sortant ne mènent qu’à la création de cités dortoirs sans âme ni vie et favorisent le développement de la criminalité ».

Transports : « Beaucoup de retard » sur Lyon

Mais pour l’heure, c’est surtout sur le volet des transports que Quentin Lamotte esquisse ses premières propositions. Promettant d’adopter « une position pragmatique » en la matière, le candidat RN estime « qu’il y a des bonnes idées à prendre partout, dans les collectifs ou dans les autres villes, et quelles que soient les couleurs politiques ». Ainsi reprend-il à son compte divers projets déjà sur la table.

Ne voulant pas « rejeter la voiture par idéologie », le conseiller régional d’Occitanie considère « qu’il est plus qu’urgent d’accélérer le développement des transports collectifs », parce que « notre ville a perdu trop de temps ». Et le candidat d’avancer : 

Quand on fait la comparaison avec la ville de Lyon, de laquelle on tend à se rapprocher au niveau démographique, on a beaucoup de retard !  À Lyon, il y a quatre lignes de métro, deux funiculaires, plusieurs lignes de tramway (six et bientôt, sept, ndlr). Bref, toute une série de moyens de transports…

Poursuivre la 3e ligne de métro

Le candidat du « Rassemblement toulousain » s’engage donc à mettre le paquet sur le développement du métro. Concernant la troisième ligne, pour laquelle la commission d’enquête publique vient de donner un avis favorable, considérant que « chaque renoncement est une perte de temps supplémentaire préjudiciable au développement de Toulouse », il annonce : 

Le tracé ne nous paraît pas idéal, mais nous ne nous positionnerons pas contre le projet. Il est trop avancé pour reculer.

Bien que le candidat RN eut préféré un tracé « qui passe par Purpan, les Amidonniers, et desserve le centre, plutôt que de faire la boucle Nord », il estime : « Il faut qu’on arrête de prendre du retard. Les municipalités successives ont perdu trop de temps à défaire ce que faisaient les majorités précédentes ». En clair : si le RN venait aux manettes de la 4e ville de France, la 3e ligne de métro verrait le jour.

Prolonger les terminus existants du métro

Surtout, Quentin Lamotte fait une proposition choc pour les deux autres lignes de métro : « Il faut prolonger les terminus actuels des lignes A et B pour desservir la métropole et soulager la rocade ». Il détaille :

L’idée, c’est qu’aujourd’hui, on a un métro qui se cantonne à la commune de Toulouse. Or, 80 % des utilisateurs de la rocade sont Toulousains ou habitants de la métropole, mais le métro s’arrête à Toulouse. Dans l’idée de soulager la circulation sur la rocade, il faut prolonger les terminus et plus que jamais raisonner au niveau de la métropole.

Une ligne A de L’Union à Tournefeuille ou Cugnaux

Dans les deux cas, Quentin Lamotte revendique de faire ressortir des cartons des vieux serpents de mer… En ce qui concerne la ligne A, il préconise de « prolonger le terminus de Basso-Cambo à Tournefeuille ou à Cugnaux, en desservant Saint-Simon, un quartier aujourd’hui délaissé, qui souffre de son isolement ». Pour ce qui est du terminus de Balma-Gramont, il avance : « Il faut le prolonger jusqu’à L’Union ».

Une ligne B d’Aucamville à Labège, via Malepère

Au sujet de la ligne B, dans un nord-toulousain en plein boom, le terminus de Borderouge mérite lui-aussi d’être repoussé, aux yeux du candidat RN : « Il faut le prolonger jusqu’à Aucamville, voire Castelginest ». Quant à celui de Ramonville, outre le prolongement à Labège déjà prévu dans le cadre du projet Toulouse Aerospace Express, il entend « y greffer une ‘fourche’ qui desservirait le quartier de Malepère, sur lequel on prévoit 1 200 logements, mais aucun transport en commun ».

Un RER toulousain pour « désengorger la rocade »

Toujours sur le front des transports, le rail fait aussi figure d’enjeu d’envergure, pour le candidat du RN, qui reprend, comme d’autres listes, la fameuse idée du « RER toulousain » :

En concertation avec la Région, mettre en place un réseau de RER toulousain pour relier plusieurs villes de l’aire urbaine à Toulouse.

Quentin Lamotte ne s’en cache pas : il s’appuie-là sur le projet cher au collectif Rallumons L’Étoile : « C’est une très bonne idée que porte ce collectif, il faut résonner à l’échelle de l’aire urbaine de Toulouse, qui pourrait se calquer sur le modèle du RER parisien, pour que la périphérie puisse se connecter rapidement à la ville. L’idée, c’est de mieux utiliser les lignes ferroviaires existantes, pour désengorger les routes : à Muret par exemple, mais aussi au nord, à l’est, et à l’ouest de Toulouse ».

Un contournement à l’ouest de Toulouse 

Parce que « la voiture n’est pas l’ennemi à abattre », Quentin Lamotte veut également mettre les bouchées doubles sur les routes, en réalisant un contournement ouest de Toulouse :

Ce contournement ouest consisterait à connecter les voies rapides existantes entre elles. Il s’agit de convertir le boulevard Eiseinhower en voie rapide, d’améliorer les connections avec la Voie Lactée, de manière à créer un vrai contournement ouest à Toulouse. Là, aussi, c’est un projet à moindres frais, réalisable assez rapidement, et qui permettrait de décharger l’ouest toulousain.

Il étrille au passage l’idée de « seconde rocade à l’est de Toulouse », défendue par Jean-Luc Moudenc en 2014 et plus récemment encore : « Cela ne résoudrait pas le problème, cela ne déchargerait pas significativement la rocade, puisque l’immense majorité du trafic est local. C’est surtout une chimère, qui induirait des expropriations de masse sur des terrains où les prix ont énormément monté… ».

« Un réseau connecté » de pistes cyclables

Enfin, Quentin Lamotte travaille aussi à ses premières propositions pour faciliter le quotidien des deux-roues, « car ce sont des doléances portées par de nombreux Toulousains ». Parce que « les pistes cyclables sont souvent discontinues à Toulouse », et que « c’est très compliqué de circuler d’un point A à un point B en toute sécurité ». Mais aussi parce que les particuliers « ne savent pas où garer leurs vélos ». Le candidat s’engage à :

Mettre en place un réseau connecté de pistes cyclables, en y incluant une signalisation spécifique aux cyclistes ; et à créer des parcs à vélos sécurisés, en s’inspirant de villes comme Nantes, qui en ont beaucoup, par exemple ! À Toulouse, seuls 7 % des gens vont au travail à vélo, contre 20 % à Strasbourg. Il faut améliorer ça !

Au passage, il se démarque des Insoumis qui militent pour la gratuité des transports à Toulouse : « Je souhaite qu’on conserve une tarification, et je veux revenir sur la gratuité que Tisséo a mis en place pour les migrants sur son réseau » (allusion à la réduction allouée pour six mois sur justificatifs aux demandeurs d’asile, et non aux migrants, par Tisséo Collectivités, ndlr)

Il témoigne aussi de son désaccord avec l’association « 2 Pieds 2 Roues » et sa proposition choc de consacrer une voie au périphérique aux vélos : « C’est une position excessive. Il y a des gens qui utilisent la voiture parce qu’ils n’ont pas d’autre choix ». 

« Je vais travailler à chiffrer cela »

Évidemment, tous ces projets en matière de transport, notamment sur le prolongement du métro, ont un coût… Comment le candidat du Rassemblement national, jeune courtier en crédit immobilier, compte-t-il les financer ? Interrogé par Actu Toulouse, Quentin Lamotte assure : « Je vais travailler à chiffrer cela précisément, dans le cadre de propositions formelles ». Le candidat exclut d’ores et déjà d’augmenter les impôts : « Les Toulousains ont déjà pris 15 % de hausse en 2015, ça suffit ! Et je serai d’ailleurs favorable à ce qu’on instaure une pause fiscale dans le prochain mandat ».

S’il ne dit pas encore comment il va financer ses projets, d’après le candidat : « Ces quatre propositions (prolongement du métro, RER, contournement ouest, réseau cyclable, ndlr) sont des aménagements réalistes à moindres frais, qui permettraient de désengorger le périphérique, tout en optimisant au mieux l’existant ». Rien d’irréalisable, défend-il : « Je ne dis pas qu’il faut faire une 4e ligne de métro ! ».

Le RN dans la boîte aux lettres de Toulousains
Quentin Lamotte promet aussi de faire sienne « la démocratie participative ». Pour permettre aux Toulousains de « participer au débat », il leur adresse un questionnaire, disponible en ligne, et qui sera distribué dans la semaine en 200 000 exemplaires dans les boîtes aux lettres. « L’idée, c’est que les Toulousains fassent part de leurs doléances et de leurs propositions pour améliorer leur quotidien », indique le candidat. Un sondage qui reprend les priorités de sa campagne, avec des questions à choix multiples, triées sur le volet.

Lire l’intégralité de l’article rédigé par Guillaume Laurens sur Actu Toulouse.

Grande enquête municipale : les Toulousains ont la parole !

Chères Toulousaines, chers Toulousains,

A l’aube des prochaines élections municipales, je vous adresse aujourd’hui ce questionnaire, afin de mieux connaître vos préoccupations et vos attentes à Toulouse.

CLIQUEZ ICI pour répondre au grande enquête des Toulousains !

Vos réponses, utiles pour travailler sur un projet de qualité et de proximité, seront étudiées avec attention et en toute confidentialité par mon équipe.

Ensemble, participons dès maintenant à améliorer notre cadre de vie et notre quotidien.

Je vous remercie pour votre contribution.

Bien fidèlement,

Quentin LAMOTTE
Candidat à la mairie de Toulouse

Quentin Lamotte « nous voulons plus de bio dans les cantines scolaires »

Candidat du Rassemblement National pour les élections municipales à Toulouse, le conseiller régional Quentin Lamotte veut améliorer la qualité des repas dans les cantines scolaires et passer le taux du bio dans les établissements à 50%, contre 27% actuellement. Il doit présenter cette mesure et d’autres lors du lancement de sa campagne, prévu dans les semaines à venir.

Discret pour le moment, le candidat du Rassemblement National pour les élections municipales de Toulouse en mars 2020, Quentin Lamotte, prépare néanmoins le lancement de sa campagne. Ainsi, il est prévu aux alentours de la mi-octobre l’annonce du nom de sa liste et la présentation de ses premiers engagements.

« Tout l’été, nous avons travaillé, rencontré des Toulousains et des associations pour connaître les besoins de chacun et commencer à travailler sur des solutions envisageables. La sécurité, l’urbanisme, les transports, la culture et la petite enfance seront les thèmes principaux pour moi. Néanmoins, nous présenterons un programme complet ne se limitant pas à ces quelques thèmes », présente le conseiller régional d’Occitanie, au sein de l’opposition.

Il entend avoir des propositions fortes pour lutter contre l’incivilité à Toulouse qui connaît selon lui, « une explosion ». « Concernant les moyens mis à disposition par la municipalité, on y est, mais il n’y a pas de résultat. Depuis 2014, les viols et les agressions à Toulouse ont augmenté et le trafic de drogue s’est multiplié par quatre », regrette le candidat.

Objectif : 50% de bio dans les cantines scolaires

Par ailleurs, l’élu régional a fait savoir qu’il a été « interpellé » par des parents d’élèves sur la mauvaise qualité de l’alimentation dans les crèches, écoles maternelles et élémentaires de Toulouse. Dès lors, à travers son engagement « Du bio dans nos cantines », Quentin Lamotte veut passer la part du bio dans les établissements scolaires municipaux à 50 %.

« Aujourd’hui, la production des repas pour les crèches est assurée par un prestataire privé et pour les écoles, celle-ci est gérée par la cuisine centrale municipale. L’idée serait donc de réaliser un audit pour évaluer la qualité des repas dans nos cantines, notamment pour connaître la part exacte du bio actuellement et de mettre en place un indicateur afin d’atteindre progressivement cette part de 50% de bio, en limitant aussi le suremballage, le gaspillage et en favorisant le consommer local. L’objectif final est que nos établissements soient labellisés sur cet effort par des organes indépendants comme cela se fait déjà dans d’autres villes de France ».

Pour rappel, d’ici 2022, les cantines scolaires devront afficher 50 % d’achats de produits « sous signe de qualité » et au moins 20 % issus de l’agriculture biologique. Néanmoins, une récente enquête de Médiacités faisait savoir que cette part du bio, de 33% sous la mandature de Pierre Cohen, était redescendue à 27% depuis l’arrivée de Jean-Luc Moudenc au Capitole en 2014.

Intégrer le Capitole

Malgré cette mesure ambitieuse, qui sera suivie d’autres engagements au fil des prochains mois, le candidat RN est réaliste sur ces faibles chances d’être le prochain maire de Toulouse. Pour lui, l’objectif affiché est tout autre.

« Mon but est de faire entrer des conseillers municipaux du Rassemblement National au sein du Capitole, où nous sommes absents aujourd’hui. Les thématiques et les solutions que nous portons, comme sur la sécurité, chère aux Toulousains, sont inaudibles. Nous voulons donc, à travers ce futur mandat, obtenir des avancées concrètes sur plusieurs sujets », annonce Quentin Lamotte.

Dans notre sondage exclusif La Tribune-BVA sorti en mai dernier, une liste du Rassemblement National menée par l’élu régional obtiendrait 9% des voix au 1er tour si La République En Marche soutenait la liste du maire sortant, Jean-Luc Moudenc.

Lire l’intégralité de l’article sur « La Tribune ».

Quentin Lamotte rend hommage aux Harkis

En cette journée nationale d’hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives, j’ai rendu hommage à ceux qui ont fait le choix de la France aux côtés de mon camarade Julien Leonardelli. Passionnément amoureux de notre pays, ils méritent notre reconnaissance et toute leur place dans notre mémoire nationale !

Finale de la CAN : le Rassemblement national veut interdire les drapeaux étrangers à Toulouse

Quentin Lamotte, candidat du Rassemblement national aux municipales de l’an prochain, à Toulouse, a écrit au maire, Jean-Luc Moudenc, pour lui demander de prendre des mesures de prévention contre de possibles débordements, vendredi soir, à l’occasion de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations.

La perspective, vendredi soir, de la finale de la Coupe d’Afrique des nations, et d’une possible victoire de l’Algérie avec les manifestations de joie qui vont avec, inquiète beaucoup le Rassemblent national qui ne veut pas que Toulouse connaisse à nouveau des incidents, comme cela a été le cas après les quarts et les demi-finales.

Quentin Lamotte, conseiller régional et candidat désigné pour les municipales de l’an prochain, a donc décidé de prendre sa plume pour écrire au maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc et lui demander des mesures préventives pour que l’ordre et la sécurité soient respectés. « Depuis jeudi dernier, notre ville est le théâtre de nombreux actes d’incivilité et de vandalisme, écrit Quentin Lamotte. Dès la fin du match Côte d’Ivoire-Algérie, de nombreux débordements ont eu lieu à Toulouse : rodéos urbains, blocages de la circulation, dégradations de mobilier urbain, agressions des forces de l’ordre par des tirs de mortiers dans le quartier du Mirail. Ces faits se sont à nouveau produits dimanche dernier lors de notre fête nationale durant laquelle des actes d’une rare violence se sont déroulés dans plusieurs villes de France. Ce qui devait être une célébration sportive s’est transformé en de véritables émeutes urbaines. Il est à craindre que, vendredi pour la finale, les mêmes actes se déroulent une nouvelle fois », explique l’élu régional, qui propose au maire de prendre un arrêté municipal interdisant l’usage ostentatoire de drapeaux étrangers en centre-ville.

« Cette mesure a déjà été appliquée avec succès en 2014 par la mairie de Nice pour prévenir les débordements liés aux matchs de l’équipe algérienne lors la Coupe du monde », renchérit Quentin Lamotte. Un tel arrêté permettrait selon lui, aux forces de sécurité, « de préserver l’ordre et la tranquillité publique à Toulouse » en filtrant et en empêchant les attroupements dans les zones sensibles du centre-ville comme le Capitole, Arnaud Bernard, Jeanne d’Arc et Jean Jaurès.

Et Quentin Lamotte de conclure : « Je vous demande d’agir en prenant les dispositions nécessaires d’ici vendredi ». Ou comment instrumentaliser à des fins politiques, comme il le reproche aux supporters algériens, une simple rencontre de football…

Article rédigé par Gilles Soullies pour La Dépêche Du Midi du 17 juillet 2019

Finale de la CAN : Quentin Lamotte demande à Jean-Luc Moudenc de prendre un arrêté municipal interdisant l’usage ostentatoire de drapeaux étrangers

Dans une lettre ouverte, Quentin Lamotte, candidat du Rassemblement National aux élections municipales de mars 2020 à Toulouse, a demandé à Jean-Luc Moudenc de prendre un arrêté municipal interdisant l’usage ostentatoire des drapeaux étrangers.

Téléchargez la lettre de Quentin Lamotte à Jean-Luc Moudenc.

Municipales 2020 : Quentin Lamotte annonce sa candidature à la mairie de Toulouse !

Le Rassemblement National, ex Front National, a présenté vendredi 28 juin son candidat pour les élections municipales de mars 2020, à Toulouse. Pour ce scrutin, le conseiller régional d’Occitanie Quentin Lamotte a obtenu l’investiture du parti. Ce dernier a pour objectif d’installer de nouveau des élus au sein du conseil municipal.

Depuis 2001, soit depuis 18 ans, le Rassemblement National (ex Front National) n’a plus de représentant au sein du conseil municipal de Toulouse. Alors, l’objectif du parti dirigé par Marine Le Pen pour le prochain scrutin en mars 2020 sera de « réinvestir le Capitole », comme le dit Julien Leonardelli, le délégué départemental du Rassemblement National en Haute-Garonne. Et pour remplir cette mission, la commission nationale d’investiture du parti a désigné Quentin Lamotte, un conseiller régional d’Occitanie âgé de 31 ans.

« Si nous regardons tous les scrutins qui ont eu lieu depuis 2014, nous avons franchi à chaque fois le seuil des voix nécessaire pour être présent au second tour à Toulouse, lors des élections municipales », explique celui qui sera pour la première fois candidat à ce scrutin, après avoir été mandataire financier pour son parti lors de la campagne pour les élections municipales en 2014, au cours de laquelle le RN avait obtenu 8,15 % des voix.

Néanmoins, selon notre sondage exclusif BVA-La Tribune, le parti stagnerait à Toulouse si l’élection avait lieu aujourd’hui, en récoltant « seulement » 9 % des voix, dans le cas où LREM soutenait le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, et ne présentait donc pas de liste en mars 2020. Selon l’édition du Canard Enchaîné du 26 juin, c’est le scénario vers lequel on se dirige pour la Ville rose puisque l’hebdomadaire satirique annonce que le parti d’Emmanuel Macron officialisera son soutien au maire actuel vers la mi-juillet.

Lire aussi : Municipales : LREM prête à soutenir Jean-Luc Moudenc à Toulouse ?

« Si Jean-Luc Moudenc récupère l’investiture de La République En Marche, nous serons alors la seule liste qui occupera l’aile droite dans neuf mois. Par conséquent, nous devons aller parler à cette droite des valeurs, mais aussi parler à l’ensemble des Toulousains victimes de problèmes d’insécurité et c’est de cette manière que nous ferons un bon score à Toulouse », ajoute Quentin Lamotte.

Un lancement de campagne en septembre

Pour ce faire, le jeune candidat a déjà mis en place une stratégie d’élaboration d’un programme afin que celui-ci soit « ultra-local et le plus complet possible ». Dans chaque quartier de Toulouse, Quentin Lamotte a nommé un référent.

« Je les ai chargés de relever les problématiques pour chacun de leur quartier, de participer aux réunions publiques sur leur territoire qui sont aussi des lieux de débats et d’animer le réseau de militants. Ces personnes, que nous présenterons ultérieurement, seront autour de moi lors de la campagne pour apporter cette vision de tous les quartiers de Toulouse ».

Même s’il est trop tôt pour définir un programme, Quentin Lamotte, qui voit la future troisième ligne de métro comme une bonne réponse à ses problèmes de mobilité, a déjà une idée de la vision qu’il souhaite porter pour Toulouse.

 « Il faut améliorer la propreté, mettre fin aux camps de migrants dans la ville et mettre fin aux problèmes d’insécurité. Nous pensons qu’il y a également quelque chose à faire au niveau du stationnement, de l’identité culturelle de la ville et surtout de l’urbanisme. Quand on voit le nouveau quartier de Montaudran, c’est très moche et cela n’a rien de toulousain ».

Désormais, Quentin Lamotte compte bien présenter un programme plus fourni au cours du mois de septembre, quand il lancera pleinement sa campagne, mais aussi le « noyau dur » de sa liste.

Lire l’intégralité de l’article sur « La Tribune ».