Transports, Sécurité et Urbanisme : Quentin Lamotte dévoile ses premières propositions

Sa liste s’appellera « Rassemblement toulousain »Quentin Lamotte, le jeune candidat du Rassemblement national (RN) à Toulouse, a planté les jalons de sa campagne, mardi 15 octobre 2019. Il constituera « une liste d’ouverture soutenue par le Rassemblement national, mais aussi La droite populaire de Thierry Mariani ».

Alors qu’il s’apprête à adresser aux Toulousains un questionnaire pour « qu’ils fassent remonter leurs doléances » (lire l’encadré ci-dessous), le candidat de 31 ans égraine aussi ses premières « priorités » pour Toulouse. Des priorités qui tournent autour de trois axes : sécuritéurbanisme et transport.

« Déclarer la guerre au crime »

En première ligne figure donc la sécurité. Estimant que « le bilan du maire sortant est catastrophique » et que « la criminalité explose à Toulouse au point qu’on surnomme la ville rose « La petite Marseille » », Quentin Lamotte promet de « mettre en place une réelle politique de tolérance zéro ». Sans s’avancer encore sur le terrain des idées, il assène :

Dans les municipalités gérées par le RN, la délinquance et les incivilités ont diminué de 50% depuis 2014. La problématique à Toulouse n’est pas tant le manque de moyens que l’absence de volonté du maire sortant de déclarer la guerre au crime dans notre ville.

Vers la « démétropolisation » de Toulouse ?

Face à la pression démographique qui pèse sur la ville de Toulouse, qui accueille 7 000 nouveaux habitants par an, Quentin Lamotte appelle à « mettre fin au modèle de la « ville monde » », incarné par « la mondialisation ». Il appuie :

À l’heure du retour des nations, le modèle de la métropole mondialisée deviendra obsolète dans les prochaines années. Il faut mettre en place une réelle politique de « démétropolisation » pour en finir avec cette nouvelle forme d’exode rural, qui oblige certains de nos compatriotes à venir à Toulouse pour trouver un emploi ou un bon niveau de services publics.

Sans formuler pour l’heure de proposition concrète afin d’y remédier, Quentin Lamotte considère en effet que l’attractivité de Toulouse « créée un déséquilibre » avec les zones rurales autour, et qu’il est important « d’offrir à chacun la possibilité de vivre correctement là où il est, sans qu’il ait le besoin de venir ici ».

Dans la même veine, il appelle à « conserver l’esprit de Toulouse, qui est celui d’une ville horizontale » et jauge que « les projets de densification et de « verticalité » portés par le maire sortant ne mènent qu’à la création de cités dortoirs sans âme ni vie et favorisent le développement de la criminalité ».

Transports : « Beaucoup de retard » sur Lyon

Mais pour l’heure, c’est surtout sur le volet des transports que Quentin Lamotte esquisse ses premières propositions. Promettant d’adopter « une position pragmatique » en la matière, le candidat RN estime « qu’il y a des bonnes idées à prendre partout, dans les collectifs ou dans les autres villes, et quelles que soient les couleurs politiques ». Ainsi reprend-il à son compte divers projets déjà sur la table.

Ne voulant pas « rejeter la voiture par idéologie », le conseiller régional d’Occitanie considère « qu’il est plus qu’urgent d’accélérer le développement des transports collectifs », parce que « notre ville a perdu trop de temps ». Et le candidat d’avancer : 

Quand on fait la comparaison avec la ville de Lyon, de laquelle on tend à se rapprocher au niveau démographique, on a beaucoup de retard !  À Lyon, il y a quatre lignes de métro, deux funiculaires, plusieurs lignes de tramway (six et bientôt, sept, ndlr). Bref, toute une série de moyens de transports…

Poursuivre la 3e ligne de métro

Le candidat du « Rassemblement toulousain » s’engage donc à mettre le paquet sur le développement du métro. Concernant la troisième ligne, pour laquelle la commission d’enquête publique vient de donner un avis favorable, considérant que « chaque renoncement est une perte de temps supplémentaire préjudiciable au développement de Toulouse », il annonce : 

Le tracé ne nous paraît pas idéal, mais nous ne nous positionnerons pas contre le projet. Il est trop avancé pour reculer.

Bien que le candidat RN eut préféré un tracé « qui passe par Purpan, les Amidonniers, et desserve le centre, plutôt que de faire la boucle Nord », il estime : « Il faut qu’on arrête de prendre du retard. Les municipalités successives ont perdu trop de temps à défaire ce que faisaient les majorités précédentes ». En clair : si le RN venait aux manettes de la 4e ville de France, la 3e ligne de métro verrait le jour.

Prolonger les terminus existants du métro

Surtout, Quentin Lamotte fait une proposition choc pour les deux autres lignes de métro : « Il faut prolonger les terminus actuels des lignes A et B pour desservir la métropole et soulager la rocade ». Il détaille :

L’idée, c’est qu’aujourd’hui, on a un métro qui se cantonne à la commune de Toulouse. Or, 80 % des utilisateurs de la rocade sont Toulousains ou habitants de la métropole, mais le métro s’arrête à Toulouse. Dans l’idée de soulager la circulation sur la rocade, il faut prolonger les terminus et plus que jamais raisonner au niveau de la métropole.

Une ligne A de L’Union à Tournefeuille ou Cugnaux

Dans les deux cas, Quentin Lamotte revendique de faire ressortir des cartons des vieux serpents de mer… En ce qui concerne la ligne A, il préconise de « prolonger le terminus de Basso-Cambo à Tournefeuille ou à Cugnaux, en desservant Saint-Simon, un quartier aujourd’hui délaissé, qui souffre de son isolement ». Pour ce qui est du terminus de Balma-Gramont, il avance : « Il faut le prolonger jusqu’à L’Union ».

Une ligne B d’Aucamville à Labège, via Malepère

Au sujet de la ligne B, dans un nord-toulousain en plein boom, le terminus de Borderouge mérite lui-aussi d’être repoussé, aux yeux du candidat RN : « Il faut le prolonger jusqu’à Aucamville, voire Castelginest ». Quant à celui de Ramonville, outre le prolongement à Labège déjà prévu dans le cadre du projet Toulouse Aerospace Express, il entend « y greffer une ‘fourche’ qui desservirait le quartier de Malepère, sur lequel on prévoit 1 200 logements, mais aucun transport en commun ».

Un RER toulousain pour « désengorger la rocade »

Toujours sur le front des transports, le rail fait aussi figure d’enjeu d’envergure, pour le candidat du RN, qui reprend, comme d’autres listes, la fameuse idée du « RER toulousain » :

En concertation avec la Région, mettre en place un réseau de RER toulousain pour relier plusieurs villes de l’aire urbaine à Toulouse.

Quentin Lamotte ne s’en cache pas : il s’appuie-là sur le projet cher au collectif Rallumons L’Étoile : « C’est une très bonne idée que porte ce collectif, il faut résonner à l’échelle de l’aire urbaine de Toulouse, qui pourrait se calquer sur le modèle du RER parisien, pour que la périphérie puisse se connecter rapidement à la ville. L’idée, c’est de mieux utiliser les lignes ferroviaires existantes, pour désengorger les routes : à Muret par exemple, mais aussi au nord, à l’est, et à l’ouest de Toulouse ».

Un contournement à l’ouest de Toulouse 

Parce que « la voiture n’est pas l’ennemi à abattre », Quentin Lamotte veut également mettre les bouchées doubles sur les routes, en réalisant un contournement ouest de Toulouse :

Ce contournement ouest consisterait à connecter les voies rapides existantes entre elles. Il s’agit de convertir le boulevard Eiseinhower en voie rapide, d’améliorer les connections avec la Voie Lactée, de manière à créer un vrai contournement ouest à Toulouse. Là, aussi, c’est un projet à moindres frais, réalisable assez rapidement, et qui permettrait de décharger l’ouest toulousain.

Il étrille au passage l’idée de « seconde rocade à l’est de Toulouse », défendue par Jean-Luc Moudenc en 2014 et plus récemment encore : « Cela ne résoudrait pas le problème, cela ne déchargerait pas significativement la rocade, puisque l’immense majorité du trafic est local. C’est surtout une chimère, qui induirait des expropriations de masse sur des terrains où les prix ont énormément monté… ».

« Un réseau connecté » de pistes cyclables

Enfin, Quentin Lamotte travaille aussi à ses premières propositions pour faciliter le quotidien des deux-roues, « car ce sont des doléances portées par de nombreux Toulousains ». Parce que « les pistes cyclables sont souvent discontinues à Toulouse », et que « c’est très compliqué de circuler d’un point A à un point B en toute sécurité ». Mais aussi parce que les particuliers « ne savent pas où garer leurs vélos ». Le candidat s’engage à :

Mettre en place un réseau connecté de pistes cyclables, en y incluant une signalisation spécifique aux cyclistes ; et à créer des parcs à vélos sécurisés, en s’inspirant de villes comme Nantes, qui en ont beaucoup, par exemple ! À Toulouse, seuls 7 % des gens vont au travail à vélo, contre 20 % à Strasbourg. Il faut améliorer ça !

Au passage, il se démarque des Insoumis qui militent pour la gratuité des transports à Toulouse : « Je souhaite qu’on conserve une tarification, et je veux revenir sur la gratuité que Tisséo a mis en place pour les migrants sur son réseau » (allusion à la réduction allouée pour six mois sur justificatifs aux demandeurs d’asile, et non aux migrants, par Tisséo Collectivités, ndlr)

Il témoigne aussi de son désaccord avec l’association « 2 Pieds 2 Roues » et sa proposition choc de consacrer une voie au périphérique aux vélos : « C’est une position excessive. Il y a des gens qui utilisent la voiture parce qu’ils n’ont pas d’autre choix ». 

« Je vais travailler à chiffrer cela »

Évidemment, tous ces projets en matière de transport, notamment sur le prolongement du métro, ont un coût… Comment le candidat du Rassemblement national, jeune courtier en crédit immobilier, compte-t-il les financer ? Interrogé par Actu Toulouse, Quentin Lamotte assure : « Je vais travailler à chiffrer cela précisément, dans le cadre de propositions formelles ». Le candidat exclut d’ores et déjà d’augmenter les impôts : « Les Toulousains ont déjà pris 15 % de hausse en 2015, ça suffit ! Et je serai d’ailleurs favorable à ce qu’on instaure une pause fiscale dans le prochain mandat ».

S’il ne dit pas encore comment il va financer ses projets, d’après le candidat : « Ces quatre propositions (prolongement du métro, RER, contournement ouest, réseau cyclable, ndlr) sont des aménagements réalistes à moindres frais, qui permettraient de désengorger le périphérique, tout en optimisant au mieux l’existant ». Rien d’irréalisable, défend-il : « Je ne dis pas qu’il faut faire une 4e ligne de métro ! ».

Le RN dans la boîte aux lettres de Toulousains
Quentin Lamotte promet aussi de faire sienne « la démocratie participative ». Pour permettre aux Toulousains de « participer au débat », il leur adresse un questionnaire, disponible en ligne, et qui sera distribué dans la semaine en 200 000 exemplaires dans les boîtes aux lettres. « L’idée, c’est que les Toulousains fassent part de leurs doléances et de leurs propositions pour améliorer leur quotidien », indique le candidat. Un sondage qui reprend les priorités de sa campagne, avec des questions à choix multiples, triées sur le volet.

Lire l’intégralité de l’article rédigé par Guillaume Laurens sur Actu Toulouse.

Grande enquête municipale : les Toulousains ont la parole !

Chères Toulousaines, chers Toulousains,

A l’aube des prochaines élections municipales, je vous adresse aujourd’hui ce questionnaire, afin de mieux connaître vos préoccupations et vos attentes à Toulouse.

CLIQUEZ ICI pour répondre au grande enquête des Toulousains !

Vos réponses, utiles pour travailler sur un projet de qualité et de proximité, seront étudiées avec attention et en toute confidentialité par mon équipe.

Ensemble, participons dès maintenant à améliorer notre cadre de vie et notre quotidien.

Je vous remercie pour votre contribution.

Bien fidèlement,

Quentin LAMOTTE
Candidat à la mairie de Toulouse

Quentin Lamotte « nous voulons plus de bio dans les cantines scolaires »

Candidat du Rassemblement National pour les élections municipales à Toulouse, le conseiller régional Quentin Lamotte veut améliorer la qualité des repas dans les cantines scolaires et passer le taux du bio dans les établissements à 50%, contre 27% actuellement. Il doit présenter cette mesure et d’autres lors du lancement de sa campagne, prévu dans les semaines à venir.

Discret pour le moment, le candidat du Rassemblement National pour les élections municipales de Toulouse en mars 2020, Quentin Lamotte, prépare néanmoins le lancement de sa campagne. Ainsi, il est prévu aux alentours de la mi-octobre l’annonce du nom de sa liste et la présentation de ses premiers engagements.

« Tout l’été, nous avons travaillé, rencontré des Toulousains et des associations pour connaître les besoins de chacun et commencer à travailler sur des solutions envisageables. La sécurité, l’urbanisme, les transports, la culture et la petite enfance seront les thèmes principaux pour moi. Néanmoins, nous présenterons un programme complet ne se limitant pas à ces quelques thèmes », présente le conseiller régional d’Occitanie, au sein de l’opposition.

Il entend avoir des propositions fortes pour lutter contre l’incivilité à Toulouse qui connaît selon lui, « une explosion ». « Concernant les moyens mis à disposition par la municipalité, on y est, mais il n’y a pas de résultat. Depuis 2014, les viols et les agressions à Toulouse ont augmenté et le trafic de drogue s’est multiplié par quatre », regrette le candidat.

Objectif : 50% de bio dans les cantines scolaires

Par ailleurs, l’élu régional a fait savoir qu’il a été « interpellé » par des parents d’élèves sur la mauvaise qualité de l’alimentation dans les crèches, écoles maternelles et élémentaires de Toulouse. Dès lors, à travers son engagement « Du bio dans nos cantines », Quentin Lamotte veut passer la part du bio dans les établissements scolaires municipaux à 50 %.

« Aujourd’hui, la production des repas pour les crèches est assurée par un prestataire privé et pour les écoles, celle-ci est gérée par la cuisine centrale municipale. L’idée serait donc de réaliser un audit pour évaluer la qualité des repas dans nos cantines, notamment pour connaître la part exacte du bio actuellement et de mettre en place un indicateur afin d’atteindre progressivement cette part de 50% de bio, en limitant aussi le suremballage, le gaspillage et en favorisant le consommer local. L’objectif final est que nos établissements soient labellisés sur cet effort par des organes indépendants comme cela se fait déjà dans d’autres villes de France ».

Pour rappel, d’ici 2022, les cantines scolaires devront afficher 50 % d’achats de produits « sous signe de qualité » et au moins 20 % issus de l’agriculture biologique. Néanmoins, une récente enquête de Médiacités faisait savoir que cette part du bio, de 33% sous la mandature de Pierre Cohen, était redescendue à 27% depuis l’arrivée de Jean-Luc Moudenc au Capitole en 2014.

Intégrer le Capitole

Malgré cette mesure ambitieuse, qui sera suivie d’autres engagements au fil des prochains mois, le candidat RN est réaliste sur ces faibles chances d’être le prochain maire de Toulouse. Pour lui, l’objectif affiché est tout autre.

« Mon but est de faire entrer des conseillers municipaux du Rassemblement National au sein du Capitole, où nous sommes absents aujourd’hui. Les thématiques et les solutions que nous portons, comme sur la sécurité, chère aux Toulousains, sont inaudibles. Nous voulons donc, à travers ce futur mandat, obtenir des avancées concrètes sur plusieurs sujets », annonce Quentin Lamotte.

Dans notre sondage exclusif La Tribune-BVA sorti en mai dernier, une liste du Rassemblement National menée par l’élu régional obtiendrait 9% des voix au 1er tour si La République En Marche soutenait la liste du maire sortant, Jean-Luc Moudenc.

Lire l’intégralité de l’article sur « La Tribune ».